Moyen-Age (3)
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A partir du XII ème siècle, grâce à
Ste Hildegarde (1099-1179), les moines introduisent le houblon
dans la fabrication de la bière et développent sa culture. Cette plante
aux vertus médicinales reconnues, agissait comme un désinfectant
et donnait par la même occasion un bien meilleur goût à la bière.
Cependant, les moyens techniques de l'époque ne permettaient pas d'exporter
la bière et c'est à la fin du XIIIe siècle, que l'on attribue à Jean
Primus, Duc de Brabant, la diffusion de la bière hors d'Allemagne.
Le patron des brasseurs le plus connu devint GAMBRINUS (ou Cambrinus)
dans toute l’Europe.
Mais ce n'est qu'au XV ième siècle, que l'utilisation du houblon
dans le processus de fabrication de la bière va prendre toute son ampleur,
grâce à Jean sans Peur (1371-1419), dijonnais, duc de Bourgogne,
qui créa l'ordre du Houblon, dont la mission consistait à répandre
l'utilisation de la plante dans tout le pays: son rôle sera déterminant..
Là est la véritable naissance de la bière (ainsi que celle du mot
bière en 1435) avec un goût et une saveur stabilisée qui est devenue celle
que l'on apprécie aujourd'hui.
Au Moyen Age les querelles entre brasseur étaient permanentes,
et c’est ainsi que l’époque médiévale voit un cortège de décrets et de
règlements. Toutefois, c’est Guillaume IV , Electeur de Bavière
qui, édicta en 1516, la loi de Reinheitsgebot : la Loi de pureté,
visant en fait a pousser le peuple a boire plus de bière, en améliorant
sa qualité.Elle stipulait qu’une bière ne devait être fabriquée qu’a
partir d’eau de malt et de houblon. Celle-ci est toujours en vigueur,
et elle a été adoptée par la Norvège et la Suisse et étendue à tout
l'empire allemand en 1906.
En 1919, la Bavière, pour entrer dans la République,
exigea :
- que l'emploi de l'expression "Etat libre" soit conservé pour
désigner la Bavière ;
- qu'une commission bavaroise distincte siège au Vatican ;
- que la Reinheitsgebot soit toujours en vigueur.
A l' époque de Louis XIV, le droit coutumier
stipulait que "nul ne pouvait brasser de la bière s'il n'avait passé
avec succès son examen de maître brasseur". Mais, ayant besoin d'argent,
il institua le monopole de la fabrication aux plus offrants.
La vente de la bière étant d'un bon rapport, les riches spéculateurs
se battirent, les prix montèrent, et les brasseurs perdirent leurs
brasseries au profit d'ignares en matière de bière. La qualité
de la bière baissant, les consommateurs se tournèrent vers les quelques
maîtres brasseurs qui subsistaient, lesquels regagnèrent le marché,
les autres faisant faillite. |
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