XIXème Siècle
Le monopole de la vente de bière accordé aux brasseurs prend fin avec la révolution (1791) qui supprime le système des corporations. Le débit public devient le lieu d'une profession et est confié à un gérant. La liberté du commerce de la bière étant de plus en plus grande, sa consommation ne va cesser d'augmenter. C'est ainsi que les " brasseries " (lieux publics où l'on boit de la bière) s'ouvrent un peu partout à Paris et en Province. Lors de cette période, la bière va prendre la place du vin et les " brasseries " vont supplanter les cafés, ceci étant une véritable révolution dans les mœurs des français. De plus une innovation va accroître le succès des " brasseries ", c'est le fait que l'on puisse à la fois y manger des plats simples mais également des plats plus bourgeois. Une place était à prendre entre la gargote mal famée et le restaurant de luxe, la brasserie a réussi à s'imposer.
Au début du XIXième siècle, la bière est qualifiée parfois de produit
de première nécessité par une grande partie de la population qui en est
avide. Sur le plan technique durant toutes ces années les brasseries n'auront
pas connu d'évolution majeure. En cela, la révolution industrielle
va marquer un tournant qui annoncer l'âge d'or de la brasserie. Durant
le XIXième et le XXième siècle tout s'accélère dans le milieu brassicole.
En effet la brasserie est alors une entreprise florissante qui tient une
place importante dans l'économie mais également dans les mœurs de la population.
La révolution industrielle de 1830 bouleverse la brasserie autant qu'elle
la dynamise.
La "tradition" cède peu à peu le terrain au profit d'un produit "industriel".Besoins d'investissements, concentration et concurrence : des milliers de brasseries ferment dans toute l'Europe, remplacées par des établissements de plus en plus gigantesques, comme à Pilsen, Milwaukee, Strasbourg, Dublin, Amsterdam. La concentration de ces brasseries crée de grands groupes comme Interbrouw, BDF, Foster, Guinness.
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